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Tourisme Château de Lacypierre Saint-Crépin-et-Carlucet

Un peu d’Histoire
Les origines de ce petit château nous ont été longtemps inconnues, malgré la présence des armoiries gravées dans la pierre, mais que personne n’avait encore identifiées. Les historiens du Périgord nous dirigèrent d’abord sur une fausse piste. Il fallu attendre les travaux opiniâtres d’Annick Lebon, aidée par des amis chercheurs,  pour éclairer l’histoire de la bâtisse et des familles qui l’avaient habité.
L’existence d’un fief noble est attestée dès le XIIIe siècle comme ayant appartenu à la famille de Ferrière, de noblesse de chevalerie, hommagers du Haut et Puissant Seigneur de Salignac. La structure basse de la demeure date de cette époque. Il semble bien que les ravages de la guerre de Cents ans aient entraîné la démolition d’une partie du bâtiment et notamment de la tour escalier. Vers les années 1460, le fief étant vacant (la branche des Ferrières de Salignac ayant disparu), il est cédé féodalement à une très ancienne famille de bourgeoisie de robe, originaire de Salignac,  les Benié de Lacypierre. L’origine de leur fortune remontait au XIIIe siècle, grâce au népotisme des Papes d’Avignon (notamment  Jean XXII, originaire de Cahors),  auprès desquels ils avaient obtenu des charges importantes.
Les Benié de Lacypierre ont possédé ce fief  400 ans, jusqu’en 1845. Ils ont reconstruit et agrandi le domaine, il est donc tout naturel que le château porte encore leur nom. Ce sont leurs armes qui sont gravées dans la pierre, elles se lisent «  d’azur (bleu) à trois besans d’or (2 et 1), un croissant d’argent en abîme ( au centre). »
Tout en conservant le domaine sur lequel ils étaient considérés comme seigneurs directs, c'est-à-dire qu’ils touchaient les revenus des censives, les Benié de Lacypierre iront habiter Sarlat dès le XVIe siècle et occuperont de père en fils des places de magistrats  au Présidial.
Le dernier à porter le nom de Lacypierre est Guillaume, né en 1734. Il ne reprend pas la charge de son père (mort subitement) et rentre à 19 ans dans la troisième compagnie des gardes du corps du roi (compagnie de Beauvau), grâce à l’appui de son oncle qui y était déjà. Il y fait toute sa carrière, reçoit, sur ordre de Louis XVI, la croix de Saint Louis en 1784 des mains de Philippe de Noailles, Duc de Mouchy et gouverneur de Guyenne, dont il était l’aide de camp. La même année, il épouse à Paris une jeune fille originaire du Dauphiné, Rose Marie Romain Borel. Ils eurent quatre enfants ( deux garçons, deux filles) tous nés à Sarlat, mais hélas les deux petits garçons meurent prématurément, les filles seules assurent la descendance et le non va se perdre. 
La Révolution de 89 va bousculer la vie de cette famille. Fidèle à ses engagements et profondément royaliste, Guillaume quitte la France en 1791 pour rejoindre l’armée du Prince de Condé, émigration militaire, il laisse en Périgord sa femme, ses filles et ses sœurs, lesquels vont vivre toutes les affres des persécutions de la Terreur. 
La maison de Sarlat est vendu aux enchères, ainsi que les meubles et les vêtements de Guillaume. Le château de Lacypierre est saisi, vidé de son mobilier, mais ne sera pas vendu grâce à l’acharnement héroïque des deux sœurs de Guillaume. C’est une belle histoire, qui témoigne de l’efficacité des femmes, même les plus réservées, qui développent des trésors de courage dès qu’il s’agit de sauver leur famille et leurs biens.
C’est seulement en 1802 que Guillaume, rentré en France quelques mois plus tôt, pourra bénéficier de la loi d’amnistie accordée par le Premier Consul  aux émigrés. Il pourra reprendre possession du Château sauvé par ses sœurs. Il ne décèdera qu’en 1826, à l’âge de 92 ans, un exploit pour l’époque, après avoir parcouru presque un siècle d’histoire de France et pas des moindres.
Sa fille aînée Philippine hérite du château et le garde jusqu’à sa mort en 1843. Ses enfants le vendront en 1845 à un notaire nommé Malbec, qui l’achète, non pour l’habiter, mais pour mattre les terres en valeur. C’est un descendant de ce Malbec qui vend le château en 1968, à Serge et Annick Lebon.